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Pressant appel du Prince Kum’a Ndumbe III

 

Pressant appel du Prince Kum’a Ndumbe III aux Africains et à la diaspora africaine, issu à l’occasion de la parution de son nouveau livre “L’Afrique s’annonce au rendez-vous, la tête haute”. Le drame des Africains, écrit le Prince, réside dans l’état de leur mémoire profonde.

Mes chers compatriotes,

permettez-moi de lancer aujourd’hui un pressant appel à mes compatriotes africains, qu’ils se trouvent sur le continent ou ailleurs. Les délimitations frontalières au sein de notre continent sont l’héritage d’une histoire dont nous n’étions pas les acteurs. Nous avons subi ces délimitations et étions forcés de forger des nations qui ne correspondaient en rien à notre évolution historique. Du nord au sud de l’Afrique, notre destin se ressemble. Et pendant ce temps, la mémoire de notre peuple a été effacée. Comment peut-on gérer le présent, construire l’avenir avec une mémoire sévèrement effacée ?

Une personne dont la mémoire a été effacée ne retrouvera pas le chemin de la maison

Le drame des Noirs, des Africains, de l’Afrique et de la diaspora réside dans l’état de leur mémoire profonde : elle a été effacée, annihilée au fil des siècles. Dans leur écrasante majorité, ils ne savent plus ce qui leur est arrivé, d’où ils sont venus, ils ont perdu les repères essentiels. Seulement, ils n’ont jamais perdu l’énergie de survie, la force de se battre pour comprendre, pour marcher debout.

Initié comme >> Prince héritier des Bele Bele à Douala au Cameroun, >> Professeur d’Université avec habilitation en sciences politiques, docteur en histoire et docteur en études germaniques, auteur de plus de >> cinquante livres, j’ai, à plus de soixante ans, l’autorité de lancer un appel au peuple africain et de la diaspora. Il est urgent de restituer aux peuples africains leur mémoire effacée, car l’ignorance de soi est la pire des maladies et les Africains, aujourd’hui encore, sont forcés dans l’ignorance d’eux-mêmes, de leur héritage, de leurs multiples capacités ayant jalonné l’histoire de l’humanité. Aujourd’hui, dans nos Etats modernes d’Afrique, nous continuons à payer les impôts pour abrutir nos enfants dans les écoles, collèges, lycées et universités, nous payons toute sorte de taxe pour perpétuer de manière durable le génocide intellectuel et spirituel de nos peuples. C’est un leurre de penser qu’un peuple embourbé dans ce genre de contradictions puisse être capable de développement.

Dans un des derniers entretiens avec mon regretté grand frère et ami Cheikh Anta Diop dans son laboratoire IFAN de Dakar, il m’avait dit : moi, j’ai déblayé la voie en mettant à nu les mensonges sur l’histoire de l’Afrique et j’ai restitué l’Egypte pharaonique aux peuples africains. Mais toi et les autres jeunes scientifiques et intellectuels, vous devez déblayer la voie pour le développement actuel de l’Afrique.

Je suis resté fidèle à ce grand frère, héros des peuples africains, même si l’écrasante majorité d’intellectuels africains, formée dans le moule traditionnel du génocide intellectuel, n’a jamais ouvert un seul livre de Cheikh Anta Diop. Se prétendre intellectuel africain sans connaître l’héritage scientifique de l’Afrique dans son propre domaine de spécialité, c’est grave, c’est inadmissible. Les peuples africains n’ont pratiquement pas accès aux publications des intellectuels africains, publications rédigées dans des langues étrangères, comme la présente publication, et même les élèves, étudiants et universitaires africains ont un accès très difficile aux textes et découvertes des scientifiques africains. Le système est bien huilé et la barrière qui empêche l’accès à ces textes et découvertes est difficilement franchissable.

Stoppons le génocide intellectuel et spirituel de nos peuples, créons les conditions premières pour que le développement d’une Afrique confiante en elle-même puisse être possible ! Je lance ce pressant et vibrant appel à tous nos meneurs d’hommes de bonne foi qui ont mal pour l’Afrique, aux décideurs politiques, aux présidents de nos républiques, aux ministres, aux députés, aux directeurs généraux des sociétés, aux enseignants, aux hommes d’églises, aux syndicalistes, aux chefs de familles, et tout particulièrement à nos jeunes.

Aujourd’hui, moi, Prince Bele Bele, professeur d’université, je mets à la disposition de nos compatriotes des éléments de base pour stopper ce génocide collectif de nos peuples. J’ai condensé ces éléments dans un petit livre facile à comprendre et que maintenant, je mets à la disposition de tous :

« L’Afrique s’annonce au rendez-vous, la tête haute ! Discours sur la transmission du savoir, la libération totale et le développement durable des Africains, de la diaspora noire et de leur continent – contribution à la marche de l’humanité moderne »

Ce livre contient une postface du Révérend Pasteur Simon Bolivar Njami-Nwandi, ecclésiaste, universitaire, communicateur et homme politique.

Le livre a été présenté officiellement à la Foire internationale du livre de Francfort le 13 octobre 2007.

Je répète et je tire la sonnette d’alarme :

Stoppons le génocide intellectuel et spirituel de nos peuples, créons les conditions premières pour que le développement d’une Afrique confiante en elle-même puisse être possible !

Nous n’avons pas besoin d’inventer des mensonges pour dialoguer la tête haute et à pied d’égalité avec les autres peuples, les autres nations. L’Afrique est le berceau de l’humanité, le noir est le premier homme sur cette planète, Adam et Eve, et il n’ y rien de surprenant ou de particulier qu’il ait donné les bases essentielles à la religion, aux sciences exactes comme les mathématiques, la physique, la chimie, aux sciences politiques, sociales, à la médecine, à la pharmacie, etc. Le berceau de l’humanité est aussi le berceau de la science. Qu’y a –t-il de surprenant que Moïse ait reçu ses dix commandements en Afrique, que Jésus-Christ se soit réfugié en Afrique et qu’il y ait été initié, que la pièce de démonstration mathématique la plus ancienne datant de 22.000 ans avant Jésus-Christ se soit retrouvée à Ishango, au Congo Démocratique, que Thalès et Pythagore aient été élèves de mathématiciens noirs, que celui qui a dirigé l’opération de la NASA Pathfinder sur mars, Cheikh Modibo Diarra soit d’origine malienne ?

J’ai pris mes responsabilités, j’ai donné ma part de contribution, en toute modestie, sans prétendre avoir le monopole d’une quelconque vérité absolue. Avec ce pressant appel, je lance un vaste débat sur le continent et dans la diaspora. Je vous recommande de lire ce livre et de le faire lire. Avec ma maturité de plus de soixante ans de Prince africain et de professeur d’université, je puis affirmer que vous y trouverez plusieurs choses que beaucoup ignoraient jusqu’aujourd’hui, quels que soient vos diplômes obtenus. Lisez-le et envoyez-le à vos frères et sœurs au pays ou à la diaspora. Je vous recommande d’en discuter non seulement dans les écoles et universités, mais surtout aussi dans les réunions de famille, dans les tontines, dans les rassemblements du dimanche, ou dans d’autres milieux appropriés. Traduisez les parties que vous jugerez importantes dans telle ou telle langue africaine pour permettre à un plus grand nombre d’accéder aux découvertes et arguments contenus dans ce livre. Ce sera un grand pas pour notre libération collective, ce sera une base solide qui va ouvrir la voie au développement d’une Afrique confiante en elle-même.

A chacun, je souhaite la paix et je vous dis : bonne chance !




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